Dieu, selon Einstein

DÉFINISSEZ : DIEU

Lorsqu'un journaliste demanda à Albert Einstein s'il croyait en Dieu, le physicien eut cette répartie :

“Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.”

Qu'auriez-vous répondu ? Comment définiriez-vous Dieu ?


UN DIEU PEUT EN CACHER D'AUTRES

Ce dont peu de croyants semblent être informés, c'est que notre vocable “Dieu” (ainsi que “God” en anglais) s'est forgé à partir du paganisme !

“Ce mot [DIEU] s’est glissé dans le français, au IXème siècle ; avant cette époque il n’existait pas dans cette langue ; par rapport à l’Histoire millénaire des religions il est donc très récent ! Son origine se rattache à une source indo-européenne, et son ancêtre lointain est le fameux “Dei”, qui était utilisé par les primitifs en Europe pour exprimer la lumière du soleil, et d’autres phénomènes lumineux observés dans le ciel. On peut dire que, étymologiquement, “Dei” signifiait et signifie toujours : “lumière dans le ciel”. A un moment donné de leur histoire, les Romains ont adopté, sous le nom de Jupiter, le “Zeus” des Grecs. Ce nom - celui du dieu suprême dans la mythologie grecque - “Zeus” se prononçait “Zeous”, ce qui a donné “Deus” (prononciation latine: “De-ous”). Et, c’est de cette façon-là que, recentré sur la racine “Di” en français, le mot “Dieu” a pris naissance à partir du latin “Deus”. Avec ce mot “Dieu” on est donc très loin d’une traduction honnête du mot “Elohim”, ce mot central de la Bible originale !” http://biblepape.blog.lemonde.fr/2008/10/05/etymologie-du-mot-dieu/

Dictionnaire Le Bailly
“Le DEUS latin est cousin du THEOS grec qui s’est conservé, en français, dans ENTHOUSIASME, PANTHEON, ATHEE, POLYTHEISME, MONOTHEISME, PANTHEISME, APOTHEOSE, THEOLOGIE, THEOCRATIE, THEOSOPHIE... Or, le THEOS grec, qui se veut plus savant que le banal DEUS latin, mais qui a le même sens, se rapporte lui aussi à ZEUS, avec un rappel de la racine grecque THAW, qui signifie CONTEMPLER. Cette racine THAW prolifère dans des mots tels que THEORIE, THEATRE, etc. On peut aisément vérifier tout cela par l’étymologie, une science précieuse qui permet de connaître le sens premier des mots, au moment de leur naissance. En employant le mot THEOS, à l’époque d’Archimède, puis le mot DEUS, à l’époque de Jules César, le Grec et le Romain ne parlaient pas du même sujet que nous, lorsque nous utilisons le mot DIEU. Ils évoquaient la figure allégorique ZEUS-JUPITER qui, par la mythologie, synthétisait les données de l’astronomie de leur temps (tournées plutôt vers l’astrologie) celles des forces de la nature, des saisons et des climats, celles des phénomènes atmosphériques, météorologiques dirions-nous aujourd’hui, le tout localisé globalement dans le CIEL, c’est-à-dire, très prosaïquement, au-dessus de la terre et des hommes.”
- “Elohim, une autre lecture de la Bible”, Roger Vigneron.

“Le mot God (Dieu en français) est dérivé d’un ancien mot Teutonique, gudo, qui signifie celui qui est invoqué (ou adoré) par sacrifice (cf. Oxford English Universal Dictionary, art. God, p. 808). (…) La représentation de l'Armée céleste loyale en tant que des taureaux qui représentent Dieu est ancienne, étant même trouvée dans la culture pré-Hébraïque. Le système Babylonien dans ses cultes de mystère a adopté la typologie de l’abattage de taureau, qui s’est transporté au Mithraïsme. La typologie de l’abattage de taureau est une représentation des guerres dans les cieux (voir David Ulansey The Origins of the Mithraic Mysteries, Oxford, 1989 pour la cosmologie ; Perseus est le tueur de taureau des Mystères). Ce symbolisme continue dans l’association de l’être puissant avec le centre de la bonté ou Gott ou Goode.” http://french.ccg.org/s/p220.html

“GOD : Du moyen anglais, issu de l’anglo-saxon, venant du vieux haut allemand, issu du proto-germanique gudan, lui-même issu de l’indo-européen
ǵʰuto. Peut-être à rapprocher de Wotan ou Odin.” http://fr.wiktionary.org/wiki/god

De l'Elohim pluriel de la Bible au Dieu chrétien, en passant par le dieu solaire, le taureau, Zeus, Jupiter et même Odin, avouez que la répartie d'Einstein prend tout son sens ! Mais le problème, au fond, est loin de se cantonner à des considérations étymologiques…

UN DIEU A L'IMAGE DE L'HOMME

Lorsque, en 1929, le rabbin Herbert S. Goldstein lui demanda “Croyez-vous en Dieu ?”, Einstein répondit :

“Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains.”

Le célèbre philosophe Baruch Spinoza, éduqué dans la religion judaïque, fut frappé d'excommunication à l'âge de 24 ans. Il défendait l'idée d'un Principe divin dégagé des superstitions et de l'anthropomorphisme religieux dans lesquels l'enferment les croyants, et démontrait que la loi juive ne pouvait pas provenir de Dieu.

“Spinoza s'oppose à la conception judaïque d'un Dieu furieux, imprévisible, objet de crainte, et en même temps sujet à d'éventuelles tractations. Le Dieu judaïque est une entité à la fois redoutable et négociable (par la prière), un punisseur et un rétributeur, c'est-à-dire un Dieu essentiellement orienté vers les hommes. Dans cette perspective, l'univers devient un système de signes, chaque évènement étant l'expression d'une intention divine concernant l'homme.”
http://www.spinozaetnous.org/article13.html


Comme Spinoza avant lui, Einstein ne pouvait concevoir la légitimité d'un “Dieu des Armées” dont la Bible glorifie des faiblesses tout humaines.

Même si elles apparaissent diluées dans des évocations de la grande miséricorde de Dieu et de sa justice infaillible, il est en effet difficile de ne pas voir répétées dans l'Ancien Testament des évocations très concrètes de sa colère vengeresse et meurtrière (guerres saintes et massacres ethniques), sa partialité (en favorisant un peuple élu), sa jalousie féroce (envers les autres dieux vers lesquels se tourne maintes fois le peuple élu), son penchant à se glorifier, son appétit de contrôle (à travers le besoin impérieux de recevoir un culte matériel et la pléthore de lois mosaïques – quelques 600 – visant à encadrer la moindre activité humaine) et sa misogynie flagrante (à travers notamment un grand nombre de lois contraignantes spécifiques aux femmes).

Einstein fit cet aveu :

“Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui règlerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste.” - “Comment je vois le monde”, Albert Einstein, 1934

Avec les années, le physicien changea son point de vue sur la survie de la conscience après la mort, comme l'attestent ces citations postérieures devenues célèbres :

“La mort est une illusion d'optique.”

“Je crois en une vie après la mort, tout simplement parce que l’énergie ne peut pas mourir ; elle circule, se transforme et ne s’arrête jamais.”


Cependant, le scientifique ne modifia pas d'un iota sa conviction que le Dieu vindicatif de la Bible est une imposture. Dans une lettre manuscrite écrite un an avant sa mort et adressée au philosophe Eric Gutkind, Einstein écrivit :

“Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives, qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle, ne peut selon moi changer cela.”

UN DIEU CONTESTÉ

Einstein et, trois siècles avant lui, Spinoza ne sont pas les seuls penseurs à remettre en cause l'intégrité morale et spirituelle du Dieu de l'Ancien Testament. Les premiers chrétiens gnostiques et plus tard les Cathares ont été tour à tour massacrés par l'Eglise Officielle, notamment parce qu'ils affirmaient que Yahvé est le Démiurge du mal et en aucun cas le Père céleste dont se réclamait Jésus. L'écrivain et chercheur en religions Frédéric Lenoir fit cette observation à propos de l'Ancien Testament :

“Le Dieu colérique et violent qui est dépeint, pour des raisons tout à fait politiques, a d’ailleurs posé problème aux premiers chrétiens, tant ils le voyaient différent du Dieu d’amour proclamé par Jésus. Au IIe siècle, un homme d’Église assez influent nommé Marcion proposait même de tourner la page de l’Ancien Testament, abrogé, disait-il, par Jésus, pour être remplacé par les Évangiles. Marcion allait jusqu’à affirmer que le Dieu de Jésus était un autre Dieu que celui des juifs. Il n’a pas été suivi par l’Église et a été condamné pour hérésie.”
– “Frédéric Lenoir - Entretiens avec Marie Drucker – Dieu”, Editions Robert Laffont, 2011.

Comment peut-on expliquer l'intolérance et la répression qui ensanglantent l'histoire des religions du Livre, sans prendre en compte l'influence du Dieu au nom duquel celles-ci imposent leur vérité ? Comme Jésus l'a fait remarquer, “un arbre malade ne peut pas produire de bons fruits.” (Matthieu 7:18, Bible des Peuples)


DIEU, SANS LA RELIGION

“Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail”, disait encore le savant, dont l'intuition du divin était intacte.

“Cette conviction, liée à un sentiment profond d’une raison supérieure, se dévoilant dans le monde de l’expérience, traduit pour moi l’idée de Dieu.”  - Comment je vois le monde, 1934

Pour Einstein, le Dieu légitime n'a pas besoin d'un livre pour se manifester à notre intelligence.

“Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n’ai jamais dit le contraire de cela, je l’ai plutôt exprimé clairement. S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler “religieux”, ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers pour autant que notre science puisse le révéler.” - “Albert Einstein : le côté humain” édité par Helen Dukas et Banesh Hoffman, lettre du 24 mars 1954.

Gageons comme Einstein que “Dieu est subtil, mais il n'est pas malveillant.” 


On a retrouvé la mémoire de l'eau

Mort en 2004, Jacques Benveniste, chercheur à l’Inserm, fut au centre d’une controverse mondiale avec sa thèse sur la mémoire de l’eau. Appliquant cette théorie à ses propres recherches, le prix Nobel de médecine Luc Montagnier a fait un constat surprenant qui provoquera peut-être une révolution en matière médicale...

“Le jour où l’on admet donc que les ondes peuvent agir, on peut agir par les ondes. Et à ce moment-là, on peut traiter par les ondes.
C’est un nouveau domaine de la médecine qui fait peur à l’industrie pharmaceutique.” – Dr Luc Montagnier

A l’origine de la vie sur Terre, l’eau est indispensable à la survie des espèces. Mais, pour certains scientifiques, cet élément fondamental aurait des capacités insoupçonnées. Dans les années 1980, un médecin immunologue de renom, Jacques Benveniste, affirmait avoir découvert que l’eau serait capable de garder en mémoire les propriétés des molécules avec lesquelles elle a été en contact, même lorsqu’elles ne s’y trouvent plus. Une étonnante théorie qui a fait l’objet d’une énorme controverse. Rapidement, la validité de ses travaux fut mise en doute et Benveniste, rejeté par la communauté scientifique.

Mais, poussé par la curiosité, Luc Montagnier, prix Nobel de médecine pour la découverte du VIH, a repris ses recherches. Dès la première expérience sur le plasma sanguin de malades infectés par le virus du sida, il détecte des ondes électromagnétiques. « Ça a été une vraie surprise. Je ne m’y attendais pas et j’étais fasciné par ce phénomène », se souvient le médecin virologue, qui pense immédiatement aux « applications médicales ». Pour mettre en lumière les étonnantes propriétés de l’eau découvertes par celui qu’il considère comme « le Galilée du XXe siècle », Luc Montagnier a décidé de lever le voile sur ses recherches en cours et propose de réaliser, devant la caméra, une expérience surprenante : la transduction de l’ADN.

Des molécules d’ADN d’un patient infecté par le VIH hautement diluées dans de l’eau stérile sont placées sur un capteur d’ondes électromagnétiques relié à un ordinateur. Le signal obtenu, numérisé, est ensuite envoyé par mail à l’université du Sannio de Benevento, en Italie. Après avoir exposé un tube d’eau pure à ces ondes numérisées, l’équipe transalpine utilise la PCR, une technique révolutionnaire qui permet de répliquer une séquence d’ADN. Contre toute attente, une molécule identique à 98 % à l’originale parisienne a bien été reconstituée dans la solution aqueuse. L’eau aurait donc bien une mémoire ! Et les ondes électromagnétiques auraient les mêmes propriétés que la matière qui les a émises. Comment cela est-il possible ? Difficile de le savoir, car « le problème que ça pose actuellement, c’est que cela demande aux biologistes d’être à la fois des physiciens et des chimistes, et ça, ce n’est pas forcément facile pour eux », explique Marc Henry, professeur de chimie et de physique quantique à l’université de Strasbourg.


Pour le Pr Luc Montagnier, qui travaille déjà sur des applications concernant le virus du sida, l’autisme, certaines scléroses en plaques, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, les débouchés sont immenses. Car cette découverte remettrait en cause l’approche médicale actuelle, autant sur le plan du diagnostic que sur celui de la thérapie – le corps humain étant composé à 70 % d’eau. « Le jour où l’on admet donc que les ondes peuvent agir, on peut agir par les ondes, souligne Luc Montagnier. Et à ce moment-là, on peut traiter par les ondes. C’est un nouveau domaine de la médecine qui fait peur à l’industrie pharmaceutique. »

Article signé Amandine Deroubaix
Documentaire de 52 mn diffusé sur France 5 le 5 juillet 2014. Auteur Christian Manil. Réalisation Christian Manil et Laurent Lichtenstein. Production Doc en Stock, avec la participation de France Télévisions. Année 2013

Conversations avec Dieu, l'interview...



Un livre qui nous parle de Dieu mieux que tous les grands livres religieux, et qui résonne au cœur de TOUS ? 

C'est la question qui se pose en lisant la très belle interview de Neale Donald Walsch, par M. Jocelin Morisson, à propos du best-seller mondial "Conversations avec Dieu", diffusé à 7,5 millions d’exemplaires et traduit en trente-sept langues (honte à vous si vous ne l'avez pas encore lu !) ...

C'est à découvrir sur :


Extrait : “Aujourd’hui, on me parle du livre en Chine, en Israël, en Islande, en Russie… et partout il devient un best-seller. Il y a une raison à cela, c’est que dans toutes les cultures, ces paroles font sens ; c’est le Dieu dont ils veulent entendre parler. (...) On m’a aussi beaucoup écrit pour me demander plus d’informations, pour approfondir l’explication du livre, organiser un enseignement, des ateliers, etc. Nous avons amené le livre en prison, et c’est aujourd’hui le livre le plus populaire en prison dans le monde. Cela donne à des gens qui sont en prison depuis des années une raison d’exister.”

Pour info : Jocelin MORISSON est journaliste scientifique, auteur, traducteur, conférencier et animateur. Il a traduit les livres d'Eben Alexander et de Mario Beauregard, entre autres. Il a écrit depuis une vingtaine d’années plusieurs articles sur les EMI, pour VSD hors-série, Nouvelles Clés, Le Monde des Religions, Nexus, Inexploré, Science et NDE… Jocelin Morisson a également co-animé avec Sonia Barkallah les 1ères Rencontres de Martigues en 2006 et celles de Marseille en 2013 sur les EMI. Pour ceux qui connaissent la globe-trotteuse Lilou, retrouvez son interview de Jocelin Morisson sur Youtube.